Voiture connectée : sécurité, piratage, données

Novaveolia_Voitures-connectees_intL’industrie automobile est en pleine transition vers la voiture connectée. Ces véhicules intelligents vont-ils réussir leur pari de rendre la route plus sûre ? Et qu’en est-il de la sécurité des données qu’ils récoltent en permanence ? Tour de piste d’un secteur en phase d’accélération.

La voiture connectée : des technologies en plein boom

Depuis ses tout premiers tours de roue en 2009, Google est sans aucun doute le fer de lance de la voiture autonome : la firme américaine a déjà fait parcourir à ses véhicules connectés plus de 2,3 millions de kilomètres. Depuis, les projets se multiplient. La France qui ne tient pas à se faire doubler dans ce secteur stratégique, a ainsi lancé en 2013 un grand plan industriel pour les « Véhicules à Pilotage Automatique ». Au programme : installation d’équipements le long des route et tests de voitures communicantes en situation réelle.

Les constructeurs automobiles, eux aussi, ont mis un coup d’accélérateur. Début 2014, Renault a présenté la New Two, une Zoé équipée pour prendre le relais du conducteur dans des situations bien précises : les embouteillages et le garage du véhicule. Induct, une jeune entreprise française, a, elle, décidé de se spécialiser dans les navettes électriques sans chauffeur, baptisées Navia. Avec une vitesse maximale de 20 km/h, elles ont pour mission de transporter jusqu’à 8 passagers sur de courts trajets urbains, par exemple au sein d’un campus universitaire, d’un aéroport, d’un centre commercial… Autre innovation : Link&Go, un véhicule électrique autonome destiné aux grandes agglomérations.

Le développement de la voiture connectée prend bel et bien un nouveau virage. Uber a lui aussi décidé de franchir le pas : la firme californienne aurait commandé à Mercedes 100 000 voitures autonomes, équipées de la technologie Intelligent drive.

Argument numéro 1 : plus de sécurité sur la route

La grande promesse des voitures connectées est de rendre la route plus sûre pour tous. L’automatisation des véhicules a en effet pour but de limiter l’erreur humaine, responsable de la majorité des accidents de la route. Un bon point quand on sait que la mortalité sur la route a fait, en 2015, près de 3 500 morts en France. Le point fort de ces voitures ultra-équipées (radars, lasers, caméras…) : elles peuvent analyser en temps réel et de façon très précise un environnement en mouvement constant. Grâce à un système de communication commun entre véhicules, elles peuvent par exemple détecter facilement un autre véhicule dans un angle mort, ce qu’un conducteur humain ne peut pas faire. Grâce à cette intercommunication permanente, les véhicules s’échangent aussi des informations essentielles comme la proximité d’une chaussée glissante ou d’un accident.

Image d'une voiture détectant d'autres véhicules
 

Quels défis pour demain ?

Malgré ces nombreux progrès, il reste de nombreux défis à relever pour la voiture connectée. Car contrairement à ce que l’on veut bien en dire, celle-ci n’est pas infaillible. En février 2016, une Google Car est entrée en collision avec un autre véhicule. La voiture connectée, voulant éviter un obstacle sur la chaussée, a changé de file, et heurté le flanc d’un bus. L’accident – ou plutôt l’accrochage – n’a fait aucune victime mais il prouve bien que l’erreur n’est pas seulement humaine, elle peut aussi être informatique !

Autre problème de taille : le piratage. Les véhicules dotés de systèmes connectés à Internet sont des cibles de choix pour les pirates. A l’été 2015, deux experts en sécurité informatique américains ont ainsi démontré au magazine Wired comment ils pouvaient prendre le contrôle à distance d’une Jeep Cherokee. Bilan : Fiat Chrysler a dû envoyer une mise à jour du logiciel aux propriétaires de 1,4 million de véhicules vulnérables ! En mars 2016, le FBI a même publié un bulletin d’alerte destiné à sensibiliser les constructeurs et les conducteurs sur cet épineux sujet.

Le défi principal que devront affronter les constructeurs est celui de la gestion des données. Comment toutes les informations générées par la voiture et ses passagers peuvent-elles et doivent-elles être régulées et protégées ? La logique voudrait que ces informations sur les habitudes du conducteur appartiennent au conducteur, mais la réalité est plus complexe. Un début de réponse a été apporté par la Fédération internationale de l’automobile qui a lancé la campagne « My Car My Data », pour que les données appartiennent au conducteur. Le défi de demain : proposer des système stables et sécurisés capables de stocker, sécuriser et gérer de très larges volumes d’informations. Autant de données plus essentielles qu’il n’y paraît à première vue !

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