Le Printemps des territoires 2019 : vers des territoires plus inclusifs, plus attractifs, plus connectés et plus durables

Nous étions le 6 juin au Printemps des Territoires organisé par la Banque des Territoires au Cent Quatre à Paris. Une belle occasion de découvrir comment développer des territoires plus inclusifs, plus attractifs, plus connectés et plus durables grâce à des intervenants inspirants et la présentation d’initiatives innovantes lancées partout en France.

 Le citoyen au cœur de la construction de la ville intelligente ?

Les interventions de Julien Denormandie (Ministre chargé de la Ville et du Logement), Jeanne Carrez Debock (responsable Smart City à la Banque des Territoires) et Tanguy Selo (Smart City Digital Manager de la ville de Mulhouse) ont particulièrement retenu notre attention en soulignant tous que, pour être intelligent, le territoire doit avant tout être pensé par et pour la société qui y vit. 

“Quand on fait la ville, il faut d’abord se demander quelle est la société que l’on souhaite mettre en œuvre” a ainsi précisé Julien Denormandie. Le citoyen est placé au cœur de la réflexion par Tanguy Selo qui considère qu’il n’y a pas de smart city sans smart citizen et que les services de la ville intelligente ne doivent être déployés qu’après un travail sur les usages et les besoins. Jeanne Carrez Debock a bien résumé ces propos en soulignant que le numérique n’est pas une fin en soi mais un moyen, au service du bien vivre.

L’inclusion numérique, enjeu central de la construction d’un territoire connecté et inclusif

Pour Cédric O (Secrétaire d’Etat chargé du Numérique), « le numérique est trop souvent vu comme la cause et le syndrome de l’abandon des territoires par l’Etat ».

Aujourd’hui en France, 13 millions de citoyens sont des naufragés du numérique, en situation d’illectronisme et 1 français sur 5 n’utilise pas internet. Cédric O a listé trois actions prioritaires pour favoriser l’inclusion numérique :

  • Connecter les territoires et poursuivre le déploiement du Très Haut Débit dans les zones blanches ;
  • Former les personnes éloignées du numérique ;
  • Apporter des solutions à ceux que l’on ne peut pas former en conservant des services publics de proximité.

Le patrimoine, clé de voûte de l’attractivité des territoires

Pour Françoise Gatel (Sénatrice d’Ille et Vilaine), les élus locaux deviennent des entrepreneurs de territoires, des « agitateurs de synergies », notamment autour du patrimoine qu’elle considère comme un véritable levier de développement d’avenir. Stéphane Bern a pu approfondir le propos en précisant que le patrimoine garantit l’attractivité d’un territoire par les retombées touristiques qu’il génère notamment. Il précise que la France possède un réel trésor, son patrimoine, dont nous sommes tous et toutes dépositaires et que nous devons faire vivre.

Quels pré-requis pour la construction d’un territoire intelligent ?

La construction d’un territoire intelligent nécessite une profonde transformation de l’organisation même de la collectivité et de ses modes de fonctionnement : Tanguy Selo nous a présenté l’exemple inspirant de la ville de Mulhouse. Il explique notamment que le numérique doit être placé au même niveau que les autres services et que la fonction de Smart City Digital Manager permet d’assurer la transversalité des projets numériques. Quatre questions clés permettent selon lui d’assurer la pertinence des projets numériques :

  • Le projet correspond-il aux besoins ?
  • Est-ce que le numérique apporte des opportunités pour penser le service différemment ?
  • Que fait-on des données ? Comment les utilise-t-on, les valorise-t-on ?
  • Comment ne pas réinventer la roue et s’inspirer de ce qu’ont déjà pu déployer d’autres territoires ?

Stéphane Keita (Directeur Général de la SCET) a quant à lui souligné quelques points d’attention majeurs qui complexifient la conduite de projets numériques :

  • Le « mille-feuille administratif », c’est-à-dire la répartition des compétences entre les différentes strates administratives (commune, communauté de communes, etc.), ne facilitant pas toujours le travail en mode “projet” ;
  • Les sources de financement potentielles limitées pour les collectivités, devant être complétées par des financements privés ;
  • Les populations n’attendent pas des plans d’actions mais des actions : les projets de construction de territoire intelligent doivent intégrer des actions déployables rapidement et permettant de répondre à des besoins identifiés sur le territoire.

C’est néanmoins en favorisant le partage de bonnes pratiques et la mise en place d’une gouvernance transverse associant des partenaires clés que nous pourrons favoriser le développement de territoires intelligents, toujours plus connectés, inclusifs, attractifs et durables. 

Adèle Duffaure, Manager Smart City chez Abylon Veolia
Pour plus d’informations, consultez le site d’Abylon Veolia.

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