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Smart Home : le boom des plateformes et applications

L’essor de l’Internet des Objets est aujourd’hui exponentiel et le monde de la domotique, rebaptisé « Smart Home », va connaitre une croissance extrêmement soutenue dans les années à venir. Le défi de demain pour les industriels ? Résoudre le problème de l’interopérabilité de leurs objets connectés.

50 milliards d’objets connectés dès 2020 contre 15 milliards actuellement, c’est l’impressionnante progression que va connaitre l’internet des objets dans les prochaines années, selon les experts à l’origine d’une récente étude Cisco/DHL. Dans un futur désormais très proche, l’Internet des objets verra cohabiter les smartphones, les « wearables », les voitures connectées mais aussi les bâtiments intelligents, les réseaux électriques, des équipements industriels et de nombreux équipements de la maison.

Le marché du « Smart Home » ou maison intelligente, avec les solutions de télésurveillance, de gestion et de pilotage de la consommation d’énergie, ou encore tout l’électroménager connecté représentera 147,5 milliards de dollars en 2020(1) . Une croissance annuelle de l’ordre de 17% qui a poussé de nombreux industriels à commercialiser des objets connectés couplés à une application mobile. Plusieurs industriels se sont lancés dans le développement de plateformes et protocoles IoT pour gérer les échanges de leurs objets connectés et les géants de la téléphonie mobile comme Apple ou Google ont peu à peu transformé ce secteur en véritable tour de Babel pour les développeurs.

L’essor du « Smart Home » freiné par la multiplicité des plateformes et des protocoles

 
Actuellement, 1,4 million de développeurs conçoivent des applications pour la maison intelligente.

Chacun de ces développements implique le choix d’une plateforme. Cette hétérogénéité représente à la fois un coût pour les industriels et un handicap pour l’essor de la maison intelligente auprès du grand public. Seuls les « Geeks » peuvent accepter d’installer autant d’applications sur leurs smartphones et tablettes numériques qu’ils ont d’objets connectés chez eux.

En outre, des protocoles de communication unifiés entre des objets connectés différents permettent d’imaginer de nouveaux scénarios d’utilisation, comme par exemple la caméra de surveillance qui va commander l’allumage des lumières.

Le besoin de standards pour les objets connectés de la maison est évident mais – pour l’heure – le standard universel ne s’est pas véritablement imposé. Les protocoles réseaux venus de la domotique sont multiples (X10, Z-wave, In one de Legrand, X2D de Delta Dore, ou encore le standard multimarque KNX).

A ces réseaux spécialisés sont venus s’ajouter des réseaux venus de l’informatique et du mobile comme Wi-Fi, Bluetooth et ZigBee qui permettent aux objets connectés d’échanger des données à l’intérieur du domicile. Tandis que les réseaux cellulaires GPRS, 3G et 4G ainsi que les réseaux très bas débit de type LoRa, utilisés par m2ocity, permettent à ceux-ci de communiquer à longue distance.

La guerre des plateformes est déclarée

 
Chaque industriel tente de rallier à lui un maximum de partenaires et de développeurs à la plateforme qu’il défend. C’est le cas de Samsung qui a convaincu General Electric, Honeywell, Bose ou Lifx de développer des objets connectés compatibles avec son boitier SmartThings Hub. De son côté, Apple a drainé vers sa solution Home Kit des constructeurs comme NetAtmo, Philips, Haier ou Honeywell tandis que Google joue un double jeu. L’américain propose sa plateforme Brillo ainsi qu’un protocole de communication Weave tout en commercialisant ses propres objets connectés depuis l’acquisition de Nest en 2014.

Cette diversité de protocoles et de plateformes entraine des surcouts conséquents pour les constructeurs d’objets connectés. Ils doivent en effet développer des solutions multi protocoles et des applications compatibles avec les différentes plateformes s’ils ne veulent pas voir des marchés leur échapper.

L’essor de standards et de technologies Open Source apparait comme une solution crédible pour mettre fin à cette situation. Parmi les initiatives à suivre, l’alliance Allseen qui a fédéré plus de 200 partenaires à ce jour, parmi lesquels Haier, Electrolux Philips, Sharp, Sony et Microsoft, quelques-uns de ses membres fondateurs. La solution fédère de nombreux industriels et permet de créer des applications pour Linux, Android, iOS et Windows ainsi que de multiples systèmes d’exploitation embarqués. L’alliance parviendra-t-elle à s’imposer face à Apple, Google et Samsung ?

(1) Etude réalisée par le cabinet américain MarketsandMarkets en 2015.

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