image à la une pour illustrer les villes fluides

La ville de demain : un défi numérique, écologique et social

Pensons aux usagers du bus ou du tram, aux automobilistes… Leur point commun ? Ils se battent contre les routes congestionnées et les transports en commun bondés aux heures de pointes. Un combat que les villes – et les citoyens ! – aimeraient bien gagner… surtout quand on sait que 70 % des habitants seront citadins en 2050… (1).
Un enjeu central de mobilité, qui ne doit pas faire oublier d’autres éléments à prendre en compte pour assurer la fluidité au sein de la ville : la circulation de l’information, la gestion de l’eau ou encore de l’énergie.

Face au constat concernant l’urbanisation croissante à l’échelle mondiale, une conclusion s’impose : la ville ne peut plus se penser et se construire à l’ancienne, notamment autour de l’automobile. Un défi aux multiples facettes : sociale, économique et écologique. Et dans un contexte de changement global, il implique de repenser plusieurs notions : régulation du trafic, mobilité durable, développement de l’intermodalité, informations en temps réel, gestion de l’eau et de l’énergie, etc. Et si les réponses se trouvaient dans la révolution numérique pour apporter des solutions, traiter les données en temps réel et offrir ainsi des services et un confort plus adaptés à chacun ?

Quand le numérique transforme la ville

Passer du métro au vélo, de la voiture au bus, du train au tram : les besoins d’intermodalité sont évidents pour qui souhaite gagner du temps. Encore faut-il disposer des bonnes informations au bon moment pour adapter ses trajets ! De nombreuses villes l’ont bien compris : c’est le cas d’Helsinki ou de Toulouse qui misent notamment sur leurs propres applications de transports urbains multimodaux pour désengorger la ville. Le principe de ces expériences ? Traiter les données en temps réel, en fonction du trafic et des perturbations, et offrir aux citoyens un accès direct aux informations dont ils ont besoin pour une expérience de voyage optimale… le tout en utilisant un outil désormais au cœur de nos habitudes : le smartphone. Le transport s’adapte ainsi aux nouveaux usages. On passe d’une mobilité subie à une mobilité intelligente, utile pour la ville et utile pour ses citoyens.
Du côté de l’eau, des capteurs installés sur le réseau permettent de disposer de données en temps réel et d’être réactif, notamment en cas de fuite. Ces données permettent ainsi d’optimiser le fonctionnement des installations de production et distribution.
Enfin, pour l’énergie, la même logique s’applique et la solution semble se trouver prioritairement du côté des éclairages publics, capables de s’ajuster selon la fréquentation d’un lieu. Là encore, les solutions connectées permettent de réaliser à chaque instant le meilleur usage de l’électricité. Un stockage peut également être envisagé temporairement et l’électricité est ensuite réinjectée à un moment de pic de consommation.

De nouveaux défis pour les élus… mais pas que !

Arriver à un tel résultat n’est pas chose aisée. Pour la ville, il s’agit de gérer un ensemble complexe d’infrastructures, de les connecter et de les faire évoluer ensemble. Le tout en changeant parfois de paradigme : une ville ne peut plus se gérer à l’ancienne !
Pour les transports par exemple, au-delà d’une simple fluidification du trafic, de nombreux paramètres sont à prendre en compte : assurer la sécurité des usagers, optimiser leur confort, anticiper les heures de pointe, inclure de nouveaux modes de transports alternatifs (autopartage, covoiturage, vélos) ainsi que tous les aléas pouvant toucher une ville. Et cela ne fonctionnera pas sans un travail conjoint entre les entreprises spécialisées dans le domaine de la mobilité ou de la sécurité et les villes.
Car repenser la ville et restructurer son maillage en fonction des usagers et des services nécessite une excellente connaissance des usages, des enjeux techniques, économiques et sociaux, ainsi qu’une expertise dans les outils de récolte des données.

La data au cœur des enjeux

Optimiser les infrastructures et la fluidité ? Oui, mais cela ne se fera pas sans utilisation de la data. L’information en temps réel est au cœur des processus de décision, aussi bien au niveau de la ville, des entreprises, que des usagers. L’accumulation de ces données peut provenir à la fois :

  • des systèmes de surveillance électronique, qui permettent de visualiser une situation à l’échelle d’une ville ou d’un réseau,
  • des capteurs de données en temps réel pouvant être installés sur différentes infrastructures,
  • des informations fournies par les usagers eux-mêmes tout au long de leur trajet, comme c’est le cas pour l’application WAZE, qui recalcule les itinéraires en fonction des données fournies par ses 3 millions d’utilisateurs.

Ces données doivent ensuite être analysées et disponibles pour tous rapidement, par exemple via des applications dédiées ou des alertes, afin d’agir avec réactivité. L’information, c’est la clé de la fluidification !

Deux initiatives à suivre

La ville d’Issy-les-Moulineaux a développé l’appli ZenBus qui permet de suivre en temps réel un bus et de disposer d’informations sur le trafic afin d’adapter son parcours.
Pour les automobilistes, la société Parkeon offre la possibilité de rechercher les places disponibles pour se garer et de payer, le tout via leur smartphone.

 

(1) Rapport de l’ONU sur l’urbanisation dans le monde – World Urbanization Prospects, 2014 Revision

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